Glossaire

Les définitions qui suivent ont été établies en recourant à la bibliographie, ainsi qu’à trois dictionnaires :

– Chemama et coll. (1995), Dictionnaire de la psychanalyse, Référence Larousse, Paris, 1997.

– Miermont et coll. (1987), Dictionnaire des thérapies familiales, Payot, Paris.

– Petit Larousse illustré, Paris, 1972.

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  • a

  • Aliénation mentale
    « L’aliénation mentale connote le trouble d’un homme qui devient psychiquement étranger à lui-même, à ses proches, à la société » (Miermont). Dans le cas de l’aliénation sectaire, elle est induite par la liturgie du groupe sectaire.
  • Amalgame
    Dans son sens figuré, ce mot signifie : « Mélange bizarre, confusion » (Larousse). Dans son acceptation psychologique, il signifie qu’un individu mélange des concepts et/ ou des sentiments qui devraient être nettement différenciés en son chef, ce qui entraîne des confusions psychiques.
  • Amour conditionnel
    Un amour qui est donné sous condition. Ce qui implique qu’il est lié à sa cause : si la cause disparaît, l’amour disparaît, du jour au lendemain. Par exemple, si un adepte cesse d’adhérer à la liturgie, il est exclu du groupe. Voir également : « Inclusion ».
  • Anamnèse
    « Ensemble des renseignements recueillis par le médecin auprès du malade et de son entourage » (Larousse), et par extension, par le psychologue.
  • Appartenance
    En mathématique, ce mot signifie : « Propriété, pour certains objets, d’être des éléments d’un ensemble ». Neuburger oppose les groupes d’appartenance aux groupes d’inclusion. Dans les premiers, règne la singularité des individus autour d’une filiation commune, alors que dans les seconds, règne l’uniformité.
  • Autonomie
    L’autonomie n’est pas l’indépendance. On dit d’un individu qu’il est autonome, s’il est capable de se débrouiller seul. On dit qu’il est indépendant, s’il refuse toute aide.
  • c

  • Censure paternelle
    En psychanalyse, la censure est la « fonction psychique qui empêche l’émergence des désirs inconscients dans la conscience autrement que sous une forme déguisée » (Chemama). Ces désirs ont été refoulés dans l’inconscient parce qu’ils sont interdits par le tiers paternel.
  • Clivage
    Pour Freud, le clivage est un phénomène tel que « le sujet adopte, sur un plan manifeste, deux attitudes psychiques opposées, indépendantes l’une de l’autre. Il existe ainsi une attitude qui tient compte de la réalité, et une attitude qui détache le moi de celle-ci » (Miermont). Voir également : « Moi », « Moi-Famille » et « Moi-Secte ».
  • Coefficient de dispersion d’un croisement
    Le coefficient de dispersion n’est pas appliqué à la distribution d’une variable, mais de deux, qui sont croisées (Exemple : Parmi les 15 sujets sortant d’une secte religieuse, 10 ne sont pas d’accord, 4 sont mitigés et un seul est d’accord. Parmi les 4 sujets sortant d’une secte guérisseuse, etc.
  • Coefficient de dispersion d’une distribution
    Mettons qu’une variable aille de 1 à 3. Qu’elle rende compte d’un coefficient (Exemple : 1 = pas d’accord, 2 = mitigé, 3 = d’accord) ou de l’appartenance à une classe (Exemple : 1 = secte religieuse, 2 = secte guérisseuse, 3 = secte psychothérapeutique), nous pouvons de toute façon considérer chaque chiffre comme le titre d’une classe, constituer une distribution (Exemple : 16 sujets sur 25 ne sont pas d’accord, 8 sont mitigés et un seul est d’accord) et nous demander si l’une de ces classes contient un nombre significativement plus élevé d’éléments que les autres (Exemple : Nous avons un nombre significativement plus élevé de sujets qui sortent d’une secte religieuse, plutôt que d’une secte guérisseuse ou psychothérapeutique). C’est le coefficient de dispersion qui nous permet d’estimer si les différences observées sont significatives.
  • Complexe d’Œdipe
    De façon générale, le fait d’être dans la fusion à la mère excluant tout tiers ou au contraire dans une relation triangulaire qui inclut le père. Pour les non initiés, il faut peut-être préciser que si cet enjeu existe pour l’enfant en relation avec ses parents réels, il se joue à tout âge vis-à-vis de tous les équivalents de mère et de père rencontrés au cours de la vie. Par exemple, un objet qui nous fait très envie pourra être un équivalent maternel - ou en tout cas du sein maternel - et la loi, qui nous interdit de voler cet objet, un équivalent paternel.
  • Conflit oedipien
    Le complexe d’Oedipe commence par un conflit au père, dont l’enjeu est la possession de la mère. Classiquement, il ne trouve sa résolution que dans le renoncement à la mère et la paix avec le père. Chez l’adulte, en parallèle, il n’est pas difficile de repérer une corrélation entre la passion et la révolte, entre la sérénité et l’acceptation. C’est d’ailleurs un thème cher à toutes les grandes religions.
  • Culpabilité
    Le coupable est « celui qui doit être blâmé, puni », alors que le responsable est « celui qui doit répondre, être garant de ses propres actions ou de celles d’autrui dont il a la charge » (Larousse). Le « complexe de culpabilité » est « un état morbide où le sujet se croit, à tort, coupable de certaines choses » (Larousse). La culpabilisation est l’induction d’un tel complexe dans le chef d’autrui.
  • d

  • Déduire
    voir « Induire ».
  • Degré d'engagement
    Dounia Bouzar identifie quatre niveaux de de rupture constituant d’après elle "un faisceau d’indices qui permettent de nous alerter" (2015, p.17):La rupture avec les anciens amis; La rupture avec les activités de loisir; La rupture avec l’école ou l’apprentissage professionnel; La rupture familiale.Ils n’apparaissent pas forcément dans l’ordre repris ci-dessus, mais nous proposons de calculer le degré d’engagement dans la communauté "radicaliste" (ou sectaire) par le nombre de ruptures constatées. Le fait de s’engager dans des activités illégales et/ou dangereuses pour soi et/ou pour autrui constitue évidemment des degrés d’engagement supplémentaires.
  • Dépendance
    « Sujétion, subordination : être sous la dépendance de quelqu’un » (Larousse). Par extension, un sujet peut également se trouver sous la dépendance d’un produit chimique (alcool, drogue, etc.) ou culturel (perversion, secte, etc.).
  • Dichotomie
    « Division d’un concept en deux autres qui recouvrent toute son extension » (Larousse). Test dichotomique : « Test dont tous les items n’appellent que des réponses oui, non » (Larousse). L’énoncé d’une croyance peut être dichotomique ou complexe. Voir également : « Clivage » et « Inclusion ».
  • e

  • Effroi
    « Grande frayeur ; épouvante, terreur : répandre l’effroi » (Larousse). Freud oppose l’effroi à la peur et à l’angoisse, en insistant sur son caractère soudain et inattendu. Quand l’extase et l’effroi alternent dans un cycle comme c’est le cas en situation de dépendance, l’effroi devrait perdre rapidement son caractère inattendu, mais on peut constater que c’est rarement le cas. Sans doute du fait de l’immense capacité des personnes dépendantes à se mentir à elles-mêmes en ce qui concerne leur état. Voir également : « Extase ».
  • Emprise
    « Influence, ascendant : avoir de l’emprise sur quelqu’un » (Larousse). Chez Nannini et Perrone, ainsi que chez un certain nombre de disciples de Racamier, l’emprise est un mode relationnel pervers qui pousse l’influence jusqu’à la possession. A bien des égards, l’emprise est l’envers de la dépendance.
  • Exclusion
    voir « Inclusion ».
  • Extase
    « Etat d’une personne qui se trouve comme transportée hors du monde extérieur » (Larousse). L’effroi étant l’inverse de l’extase, on pourrait défendre l’idée que ledit effroi est l’état d’une personne qui se trouve comme transportée hors du monde intérieur. Voir également : « Inclusion ».
  • f

  • Fantasme
    « Réalisation psychique reposant sur la construction d’un scénario conscient ou inconscient, où le sujet est présent et où il met en scène un conflit entre l’accomplissement d’un désir inconscient et des processus de défense » (Miermont). Voir également : « Passage à l’acte »
  • Filiation
    « Ligne directe des aïeux aux enfants ou des enfants aux aïeux. Fig. Suite, liaison de choses résultant les unes des autres : filiation des idées, des mots » (Larousse). Les groupes d’appartenance relèvent tous d’une filiation, réelle, imaginaire ou symbolique.
  • Fusion
    De deux individus, la fusion fait une seule entité. Etant donné le caractère illusoire d’une telle action, certains théoriciens lui préfèrent le terme de « collage ».
  • g

  • Groupe d’appartenance
    voir « Appartenance ».
  • h

  • Honte
    « Sentiment pénible, venant d’une faute commise ou de la crainte du déshonneur » (Larousse). Freud insiste sur la différence entre la honte et la culpabilité : le premier de ces sentiments est conditionné par le regard de l’autre, alors que le second est conditionné par un regard interne, que Freud a nommé « Surmoi ». Faire honte à quelqu’un, c’est lui mettre le nez sur sa faute ; le culpabiliser, c’est incarner son Surmoi de façon à le persuader d’une faute éventuellement imaginaire. Voir également : « Culpabilité » et « Emprise ».
  • i

  • Identification sexuelle
    La masculinité pour l’homme, la féminité pour la femme. La question centrale pour le sujet n’étant pas de savoir de quel sexe il est, mais comment il l’assume. Et comment il assume la rencontre avec le sexe opposé.
  • Incestuel
    L’incestuel pourrait être considéré comme un inceste moral, par opposition à l’inceste lui-même qui est sexuel. Mais l’incestuel est surtout un climat d’inceste qui règne en dedans ou en dehors d’un inceste, voire en dedans ou en dehors d’un contexte familial. Racamier postule un tel climat dans les familles psychotiques, Eiguer dans les couples pervers, Hirigoyen dans les situations de harcèlement, et Diet dans les sectes.
  • Inclusion
    Neuburger (1984) oppose les groupes d’appartenance aux groupes d’inclusion. Dans les premiers, règne la singularité des individus autour d’une filiation commune, alors que dans les seconds, règne l’uniformité. Ce mode de collusion suppose que les membres du groupe sont réduits à certaines de leurs caractéristiques (communes) à l’exclusion des autres caractéristiques (singulières). L’exclusion frappe également les individus extérieurs au groupe d’inclusion.
  • Induire
    La déduction est la « conséquence tirée d’un raisonnement », alors que l’induction, à l’inverse, est un « raisonnement qui va du particulier au général » (Larousse). « Induire » peut signifier : « Amener à, pousser à : induire en tentation » et aussi : « Induire en erreur, tromper à dessein » (Larousse).
  • l

  • Libido
    Dans le langage populaire, on tend à lier la libido aux pulsions purement sexuelles, mais chez Freud, il s’agit aussi – peut-être surtout – d’énergie psychique.
  • Liturgie
    « Ordre des cérémonies et des prières déterminé par l’autorité spirituelle compétente » (Larousse). Dans son sens premier, le rituel est le livre qui fixe cet ordre, mais dans son sens actuel le plus répandu, 1) il n’est pas forcément religieux, 2) il peut être auto-déterminé et 3) il est souvent inconscient. De façon générale, les rituels sectaires servent l’inclusion des adeptes, et exigent l’exclusion des rituels antérieurs (religieux, mais aussi familiaux, sociaux, etc.)
  • m

  • Moi
    « Ce qui constitue l’individualité, la personnalité » (Larousse). En philosophie : « sujet pensant : le moi se pose en s’opposant : moi et non-moi » (Ibidem). En psychanalyse, il s’agit d’une instance intra-psychique aux multiples fonctions, dont la définition a beaucoup varié au fil du temps et des théoriciens. Nous retiendrons que c’est « l’instance du registre imaginaire par excellence, donc des identifications et du narcissisme » (Chemama).
  • Moi-Famille/ Moi-Secte
    Le vécu sectaire impose aux adeptes un clivage qui scinde leur Moi en un Moi-Famille dont les identifications et la loyauté vont à leur famille d’origine, et un Moi-Secte conforme à l’idéal sectaire. Voir également : « Inclusion ».
  • o

  • Oralité
    Freud a décrit plusieurs stades de développement de l’enfant et leur incidence sur la structure de personnalité de l’adulte. Le premier d’entre eux est le stade oral, organisé par la relation à la mère dans ce que cette relation a de plus archaïque, et en particulier l’activité de nutrition. L’oralité est donc un indice de régression, de dépendance (Exemple : Qu’on imagine l’alcoolique accroché à sa bouteille comme à un biberon, voire au sein de sa mère). Néanmoins, ce n’est pas un indice suffisant pour expliquer une dépendance pathologique.
  • p

  • Pare-excitation
    On trouve cette notion chez Sigmund Freud, on la retrouve chez Didier Anzieu avec « Le Moi-peau » : l’idée serait qu’une « bonne mère » a avec son enfant de nombreux contacts corporels qui feraient prendre conscience à l’enfant des limites de son corps, c’est-à-dire de sa peau. Parallèlement, il prendrait conscience des limites de son psychisme, de son Moi-peau. Or, une des fonctions du Moi-peau est de protéger le psychisme des attaques de l’extérieur, lesquelles se manifestent à un sujet sous forme d’excitations susceptibles de déborder la capacité d’absorption de son psychisme.
  • Passage à l’acte
    Le sujet réalise un de ses fantasmes dans le réel, sans y avoir préalablement réfléchi, sans en avoir réellement fait le choix. Au fond, c’est une façon de jouer les conflits intra-psychiques en actes plutôt qu’en pensées. Voir également : « Secret » et « Psychosomatique ».
  • Phobie
    La psychanalyse explique les phobies en postulant que quand le Moi refoule une image angoissante dans l’inconscient, l’angoisse reste d’abord quelques temps flottante, puis se fixe sur une autre image, qui se met à fonctionner comme signal d’angoisse. La culpabilisation incessante des adeptes de sectes amène leur Moi à refouler de nombreuses images non conformes à l’idéal imposé par le gourou. Tout porte à croire que les phobies qui en découlent sont récupérées par la liturgie sectaire.
  • Position dépressive
    Chez Melanie Klein, la position dépressive consiste pour un sujet, grosso modo, à cesser d’attribuer à certains de ses objets de désir ce qu’il peut y avoir de mauvais en lui-même. Ce qui a pour conséquence que lesdits objets ne sont plus bons ou mauvais (clivage), mais bons et mauvais.
  • Position responsable
    voir « Responsabilité ».
  • Possibles
    Utilisé comme substantif et au pluriel, ce mot désigne le faisceau de destins entre lesquels un sujet peut choisir. Il ne s’agit pas de ce dont il est capable, de ses possibilités, mais de ce vers quoi sa personnalité peut le diriger, que cette direction lui soit ou non favorable.
  • Psychogramme
    Tableau quantitatif composé de pourcentages se rapportant à la cotation des réponses données aux planches du Rorschach.
  • Psychosomatique
    En première lecture, les maladies psychosomatiques sont des maladies dont les symptômes sont somatiques et les causes en partie psychiques, par opposition avec les conversions hystériques dont les causes sont exclusivement psychiques. En seconde lecture, on relèvera que « le processus de somatisation est lié à une carence de mentalisation avec appauvrissement fantasmatique » (Miermont). Voir également : « Passage à l’acte » et « Fantasme ».
  • r

  • Réalité
    La réalité est relative à chaque individu, car elle est la perception que chaque individu a du réel. Néanmoins, la définition de la réalité suppose « un accord socialement partagé, et stabilisé, des relations signifiant/ signifié. Le fantasme et le rêve remettent en cause cet accord signifiant/ signifié sur le plan individuel, tandis que le délire remet en cause cet accord à un niveau collectif inter-groupal » (Miermont). A bien des égards, la réalité sectaire est une forme de délire collectif.
  • Responsabilité
    « Obligation de réparer le dommage causé à autrui par soi-même, par une personne qui dépend de soi, ou par un animal ou une chose qu’on a sous sa garde » (Larousse). La honte et la culpabilité sont des sentiments vis-à-vis d’une faute, alors que la responsabilité est une position que l’on prend face à cette même faute.
  • Révélation d’un secret
    En thérapie familiale, on s’intéresse au secret en tant qu’il constitue un trou dans la réalité, et a, de ce fait, un effet sur la dynamique du groupe. La révélation d’un secret prendra souvent l’allure d’un passage à l’acte, avec pour conséquence que ce secret restera entier faute d’être devenu compréhensible aux membres du groupe ou à l’entourage extérieur.
  • s

  • Secret
    voir « Révélation d’un secret ».
  • Sentiment d’abandon
    Il s’agit là d’un fondement du Surmoi probablement préalable au sentiment de culpabilité. De fait, dans un premier temps, l’enfant obéit aux interdits non tant parce qu’il se sentirait coupable que parce qu’il a peur d’être abandonné. Il paraît clair que les sectes jouent énormément sur cette corde. Voir également : « Triangle oedipien ».
  • Sentiment de culpabilité
    voir « Culpabilité ».
  • Singularité
    voir « Uniformité / singularité ».
  • t

  • Tiers paternel
    Dans tout triangle oedipien, celui qui incarne la loi. Il interdit le passage à l’acte incestueux, et à ce titre, c’est l’opposé de l’incestuel.
  • Triangle oedipien
    « Un triangle se crée habituellement par l’établissement d’une coalition stable entre deux personnes (dyade), telle qu’une troisième personne se trouve impliquée par cette dyade » (Miermont). Le triangle oedipien comprend le père, la mère et l’enfant, ou leurs équivalents en terme de fonctions (Exemple : le roi, la patrie et le citoyen). Il est fonctionnel si « les conjoints ont confiance dans leur relation conjugale et sont ainsi capables de pallier les craintes qu’a l’enfant d’être abandonné » (Miermont). Le triangle est qualifié de « pervers » quand un des parents fait « couple » avec un des enfants. Voir également : « Incestuel ».
  • u

  • Uniformité / singularité
    Curieusement, l’identité peut être synonyme d’uniformité, si elle désigne un élément commun à plusieurs individus (considérés, sur base de ce caractère partiel, comme identiques), ou synonyme de singularité, si elle désigne un assemblage original d’éléments caractéristiques d’un individu unique. Voir également : « Moi ».
  • Utopie
    « Conception imaginaire d’un gouvernement idéal. Système ou projet qui paraît irréalisable » (Larousse). Il est à noter que le mot « gouvernement » désigne d’abord l’action de gouverner, ensuite seulement l’ensemble de ceux qui gouvernent. De plus, cette action peut s’exercer sur un pays, mais également sur d’autres groupes, voire sur un individu.